Mercredi 5 novembre 2008 à 1:28

J'y comprends plus rien. De rien, de rien, de rien. Las Vegas Parano c'est le tramway aux heures de pointe et Beethoven s'est fait la malle avec ma valise. Et moi, merde je fais comment maintenant que ma grand mère veut que je me coupe les cheveux ? Où est passé le rock'n'roll, je vous l'demande.

Publié par thecrystalship

Jeudi 30 octobre 2008 à 14:46

Led Zeppelin est le meilleur groupe que cette terre ait porté. En toute objectivité bien entendu. D'autant plus qu'aujourd'hui, je sais jouer Since I've Been Lovin' You. Evidemment, ça ne vous signifie rien. Mais moi ... Ca fait quatre ans que j'attend ça bordel, quatre ans que je me dis qu'il faut un don, que je n'y arriverai jamais. Et ça fait du bien de se savoir moins nulle qu'on ne le dit. Aujourd'hui j'envoie un coup de pied au cul de Jimmy Page et je le lui dis : JE PEUX LE FAIRE AUSSI. Et qu'un jour je serai aussi grande que lui, promis. Même si je suis la moins douée des Novels. Même si la voix de Zeffy est merveilleuse, même si le rythme de Tee-Tee est virtuosien, je promets que je vais faire tout ce que je peux pour rattraper leur niveau,n et même si j'y arrive pas, je m'en rapprocherai le plus possible. Je serai pas géniale, mais je serai pas trop nulle. C'est déjà pas mal. Pis j'ai la même guitare que Jimmy Page jeudi prochain, alors merde, j'ai plus d'excuses. 


Publié par thecrystalship

Dimanche 12 octobre 2008 à 14:33

Alors, bien sûr, il y a la crise financière, la guerre israelo-palestinienne, la faim dans le monde, le SIDA, les cancers, l'augmentation du prix des cigarettes en janvier, et la disparition prochaine des tortues de mer. Bien sûr encore, Sarkozy est responsable de la situation de l'enseignement supèrieur, et il faut aller se battre à l'UNEF pour réclamer plus de bourses, pour plus de monde, moins d'argent aux riches, plus d'arbres dans les Facs, des livres tout neufs à la BU, plus de choix au RU pour un moindre prix, sans oublier l'installation d'un chauffage dans l'amphi E car ça devient insoutenable en Fac de droit. Bien sûr toujours, il faut aider les SDF, les sans-papiers, les banlieusards, les jeunes, les homosexuels, les trans, les maniaco-déressifs, les vieux, les banques et les actionnaires. Bien sûr, enfin, voici venu l'heure de la dernière chance, le monde s'écroule, l'apocalypse se marre, et les témoins de Jehova distribuent des Bibles en plastique. Ainsi donc, il est vrai, nous sommes foutus, au moins autant que le service public, adieu, poste, SNCF, et autres entreprises humaines que j'ai connu. Et oui, l'heure est venue de l'obscurité et du malheur, la mort du sacro-saint pouvoir d'achat et le retour de 29, les toiles d'araignées pendront au plafond, faute d'argent pour pouvoir acheter un plumeau assez grand. La fin de la démocratie et du bonheur, le viol se répend déjà et le crime empeste dans toutes les narines. Mais franchement, Shine on You crazy Diamonds quoi ...

Publié par thecrystalship

Samedi 27 septembre 2008 à 14:21

 

The Queen is Dead – The Smiths


Un peu d'imagination.1986. Angleterre. The Smiths sortent ce qui sera l'apogée de leur carrière. Inhérent au mot, la chute irrémédiable, qui conduira à la rupture de 87. Le défi est de taille alors ! Souvenez-vous que « The Smiths » ( 1984 ) et « Meat is murder » ( 1985 ) ont déjà mis à terre public et média, et la folie Morrissey s'est emparée des cerveaux anglais sans mal. Aucune faute de goût, n'est ce pas, un début véritablement flamboyant ! L'intelligence du chanteur, son cynisme forcené et sa noirceur aurait pu en faire un nouveau Leonard Cohen. Mais c'était sans compter sur la guitare de Johnny Marr. Mélodies enjouées et guitares simples contrecarrent les plans de son acolyte, et là se trouve l'essence même des Smiths, tellement plus que le traditionnel schisme chanteur / guitariste. Ce n'est plus une de ces classiques oppositions, c'est un paradoxe constant, un combat perpétuel entre les mots et la musique, une tension presque palpable, et pourtant un tout cohérent, magnifique et d'une logique implacable. Et dans « The Queen is Dead », l'on peut enfin aller chercher la perfection de cette dualité ! Tout commence avant l'écoute, pendant ce moment magique où l'on tient l'objet sacré dans ses mains et où nos yeux dévorent la pochette, avant le moment orgasmique où nous ouvrirons pour la première fois ce graal des temps modernes. Elle ne peut que frapper par son caractère provocateur, si ce titre, en pleine Angleterre sous Margaret, a fait rire quelques hommes ( ou femmes ) du pouvoir, il était d'un jaune criard. Rien, bien sûr, qui surpasse le God Save the Queen des Sex Pistols sorti en plein jubilé. Mais tout ne s'arrête pas là, la pochette est un coup de plus au conservatisme ambiant. Et pourtant qu'elle est iconique et belle cette pochette ! Alain Delon dans une pose des plus sensuelles et féminines, image tirée de L'Insoumis. Arrive enfin l'heure de poser le disque sur son socle révélateur. Et cette mise en bouche apparaît soudain des plus vulgaires, l'esthétique du son dépassant de si loin, de très loin, les belles visions du début. Le grand tout laisse son plus long morceau l'ouvrir, The Queen is Dead, 6 minutes, 25 secondes. Après 17 secondes de chant folklorique a capella, et 2 de flûte la batterie rentre, à vous donner des frissons se rythme qui roule et roule et roule. La guitare se veut moderne. Quelques sons synthétiques, juste ce qu'il faut. La juste limite entre le dénaturement total de la musique et le soulignement du génie. Mais la voix de Morrissey, qu'a-t-elle de naturel ? Etirant les syllabes, martelant les mots, les sussurant, s'envolant, revenant. Et toujours ce rythme, le même. Rapide, impitoyable, comme s'il pouvait continuer inlassablement. Frankly, Mr Shankly, malgré les assonances horribles dont le titre est doté, se rattrape et prend honorablement la relève ( toujours grâce à ce rythme, ce rythme merveilleusement enjoué, qui vous pousserait presque à danser si vous ne vous emportiez pas soudain dans les envolées lyriques de Morrissey sur I Know It's Over, troisième morceau de l'album, plus lent, pas moins réussi, et toujours cette simplicité guitaristique, comme si le tout n'était qu'un fleuve apaisé, comme si tout allait de source ). Les morceaux s'enchaînent ainsi, sans qu'aucun ne soit de trop, sans qu'aucun ne semble pas à la bonne place. Un regret ? Que Bigmouth Strikes Again ne dure pas plus longtemps. Que le magnifique There Is a Light That Never Go ne ferme pas l'album ? On aurait pu, oui. Sauf que ... Sauf que la place revient à Some Girl Are Bigger Than Others, et que cela suffit à oublier cette impression ridicule. Les Smiths l'ont donc réussi leur tour de force, surpasser tout ce qu'ils avaient jusque là. Ils défendront « The Queen Is Dead » sur scène des deux côtés de l'Atlantique, étendant leur influence, donnant naissance à des dizaines de groupes clones. Cet impact extraordinaire sera le seul du genre, l'album de 1987, « Strangeways Here We Come » ne fera l'objet d'aucune tournée, le groupe s'étant séparé ( épuisé de tensions entre Marr et Morrissey ) avant sa publication. Peu importe. The Smiths sont déjà entrés dans la légende.

P.S : La vidéo, c'est Some Girls Are Bigger Than Others, mais cette version est toute nulle, j'arrivais pas à mettre celle que je voulais, ni Bigmouth Strikes Again. Remarque, l'avantage c'est que je suis en train de parler toute seule, à des gens qui ne regarderont jalais cette vidéo. Mais c'est plus pour vous faire part de mon sentiment de frustration que d'autre chose. Alors fuck.

Publié par thecrystalship

Lundi 1er septembre 2008 à 23:44

Top 10 albums. Du moment.

1 - Rock Bottom - Robert Wyatt
2 - Highway 61 Revisited - Bob Dylan
3 - Hunky Dory - David Bowie
4 - In the Court of the Crimson King - King Crimson
5 - Gasoline Alley - Rod Stewart
6 - Blood on the Tracks - Bob Dylan
7 - II - Led Zeppelin
8 - Pet Sounds - The Beach Boys
9 - Mister Tambourine Man - The Byrds
10 - The Doors - The Doors

Top 10 chansons. De l'instant.

1 - Ballad of a Thin Man - Bob Dylan
2 - The Bewlay Brothers - David Bowie
3 - Astronomy Domine - The Pink Floyd
4 - Dazed and Confused - Led Zeppelin
5 - Bigmouth Strikes Again - The Smiths
6 - Four Seasons In One Day - Crowded House
7 - Harvest Moon - Neil Young
8 - Love me two times - The Doors
9 - Dear Mister Fantasy - Traffic
10 - Only a Hobo - Rod Stewart

Aimer la musique, rien de plus simple. Le plus pur des automatismes. Bien écouter la musique, en apprécier les nuances, c'est un travail de longue haleine, qui nécessite de l'endurance et un lourd bagage culturel. Sans ce bagage, on peut aimer, jamais véritablement se prendre de passion pour quelques notes dans le vide. Alors, à tout ceux qui me disent que la musique est au dessus de la culture puisqu'elle n'est qu'âme, non, vous avez tord. La musique, on ne la ressent au plus profondément de soi que lorsqu'on arrive à en tirer les plus infimes plaisirs, cette note là, cette intonation. La musique ce n'ets pas un grand tout qu'on apprécie, c'est en trois minutes, des millions de petits mondes qui s'entrechoquent. Et qui se répondent, par oeuvre interposée. Bien pauvre est celui qui ne découvre pas sans cesse, bien pauvre et celui qui s'arrête à la difficulté de la première écoute. Dylan est dur d'accès, Wyatt est dur d'accès, les aimer n'en est que plus merveilleux. Travailler son oreille, sans cesse, engrenger encore et encore, connaître toujours plus. Ne pas se fier à la première impression, se forcer, pour enfin tout apprécier à sa juste valeur. C'est au Génie d'être éxigeant envers ceux qui s'y attarde.

P.S : Quant au titre, mes flatulences ne volent guère au-dessus de mon derrière, c'est l'illusion que vous donne le fait d'être agenouillés dans mon dos. Willie Prize est revenue. La métamorphose commence.

Publié par thecrystalship

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>